Secteur de l'huile d'olive en Tunisie

Du le report “Profil du secteur de l’huile d’olive en Tunisie“, de Ines Gharbi, Manel Issaoui et Mohamed Hammami, publié a OCL

 

En Tunisie, la filière oléicole constitue une composante principale des secteurs agricole et agroalimentaire. Elle contribue à la réalisation des objectifs nationaux de croissance économique, de sécurité alimentaire, de création d’emploi, d’accroissement des recettes d’exportation et de préservation et de valorisation des ressources naturelles de plus en plus rares et vulnérables.

Si l’on exclut l’Union européenne, la Tunisie est la plus grande puissance mondiale dans le secteur de l’huile d’olive, déployant de grands efforts de restructuration, de modernisation et d’amélioration de la qualité de ses huiles, accompagnés d’une oliverestunisconsidérable expansion de surfaces.

Les populations d’oliviers sont présentes dans toutes les régions de la Tunisie, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Au Nord et dans certaines zones du Centre, ils sont cultivés en association avec d’autres cultures annuelles (céréales ou arbres fruitiers tels que les agrumes, la vigne ou les amandes) tandis qu’au Sud, ils sont exclusivement cultivés en monoculture. La densité moyenne fluctue entre 40 et 100 arbres/ha en régime non irrigué en fonction de l’utilisation qui est faite des olives (production d’huile d’olive ou confiserie); elle est de 240 arbres/ha pour les plantations irriguées (Conseil oléicole international, 2012).

En moyenne, les exportations de la Tunisie représentaient 77 % des importations italiennes, 79 % des importations espagnoles et 91 % des importations françaises pour la période de cinq ans de 2002 à 2008 (source: Office national de l’huile, 2007). Outre l’Union européenne, les exportations tunisiennes aux États-Unis équivalaient à 12 % des importations d’huile d’olive américaines en 2009.