Effets de l’agriculture de conservation par rapport à l’agriculture traditionnelle

Du le report “Étude des effets de l’agriculture de conservation par rapport à l’agriculture traditionnelle“, du J. Escribano, publié a
a Options Méditerranéennes du Ciheam

Dans les cultures extensives, la gestion du sol, l’irrigation et la fertilisation représentent les coûts majeurs de production. Avec le système traditionnel de culture, ces coûts augmentent de façon importante. Il faut ajouter à ces coûts la perte de potentiel du sol car les labours intensifs que l’on fait provoquent un appauvrissement dû à l’érosion. Grâce à l’agriculture de conservation, nous parvenons à réduire ces coûts, et de plus nous améliorons le sol.

Le propos de l’étude est de mettre en relief les problèmes que peut causer une gestion du sol traditionnelle, à base de labour intensif, d’une exploitation de cultures extensives, et d’expliquer les avantages obtenus grâce a l’agriculture de conservation (économie d’eau et de fertilisation, amélioration du sol).

L’agriculture de conservation permet de réduire l’apport d’eau. L’expérience montre que ce ci est dû à la diminution du ruissellement, car on favorise la percolation de l’eau et l’on évite qu’elle soit perdue par les bordures. En deuxième lieu, grâce aux résidus organiques des cultures précédentes, on diminue l’évaporation de l’eau présente dans le sol, en conservant l’humidité stockée dans le sol. En troisième lieu, la végétation présente dans la couche superficielle du sol empêche l’érosion du terrain. Finalement, en quatrième lieu, le fait d’ombrager la surface retarde la naissance des mauvaises herbes. De plus, on obtient également une augmentation considérable de la production, car les plantes peuvent développer un meilleur système racinaire, leur permettant une meilleure absorption des nutriments présents dans le sol, apportés de façon indirecte par les résidus végétaux des cultures précédentes.