Plantes condimentaires à l’intérieur de la palmeraie

Du le report «Comportement de quelques plantes condimentaires à l’intérieur de la palmeraie», du Mohammed FACI et Kelthoum BOUNAIL, publié a le Revue des Régions Arides.

Les condiments occupent une place importante dans l’alimentation humaine, vu leur richesse en vitamines et en sels minéraux. Ils ont aussi une grandes valeur agronomique, car ils sont utilisés comme fourrage ou engrais vert, d’autres condiments ont une très grande valeur médicinale du faite qu’elles sont utilisées en pharmacie. La culture des condiments est ancienne dans les oasis algériennes, cultivé surtout pour la consommation familiale. Cette culture a connu une régression malgré les opérations de la mise en valeur.

Les importations alimentaires ont de plus en plus augmenté ces dernières années, chose qui nous oblige d’intensifier et de diversifier les productions agricoles à travers l’agriculture familiale. Dans ce but-là, nous avons suivi le comportement de cinq plantes condimentaires à l’intérieur d’une palmeraie.

L’oasis est une succession de plusieurs palmeraies, ces dernières composent un écosystème très particulier, souvent à trois strates.

La strate arborescente et la plus importante est représentée par le palmier dattier: Phœnix dactylifera L.; la strate arborée est composée d’arbres comme le figuier, grenadier, citronnier, abricotier, acacias, tamarix et d’arbuste comme le rosier.

La strate herbacée est constituée par les cultures maraîchères, fourragères, céréalières, condimentaires… etc. Ces différentes strates constituent un milieu biologique appelé milieu agricole.

En outre, nous pouvons également distinguer le milieu aquatique, composé des drains et des étendues d’eau correspondants aux zones d’épandage des eaux de drainage. Et le milieu souterrain qui comprend une faune et une flore. Les espèces utilisées dans notre expérimentation sont: l’Anis vert, la Coriandre, le Fenugrec, la Nigelle et le Vélar.

L’objectif de l’étude, réalisée dans la palmeraie de Hassi Ben Abdellah à Ouargla, est de connaître l’adaptation et la rentabilité de ces cultures, pour une éventuelle extension dans les autres palmeraies.

Le taux et la vitesse de germination sont faibles chez l’Anis Vert et la Coriandre, chose qui a répercuté négativement sur les rendements en graines de ces deux espèces.

Par contre, la germination a été rapide chez les autres espèces, surtout pour le Vélar; mais ses rendements étaient très faibles, chose qui montre que cette espèce trouve de difficultés pour s’adapter au climat du Sahara. Cette même espèce a donné des rendements meilleurs dans les parcelles non fertilisées, contrairement aux autres espèces.

La Nigelle aussi, n’a pas pu résister aux conditions rudes des régions arides. La seule espèce qui s’est adaptée au climat hyperaride, est le Fenugrec, qui a enregistré de bons rendements. Ces derniers sont égaux aux moyens mondiaux.

Cela, n’écarte pas l’hypothèse de la mauvaise qualité des semences et le mouvais mode de conservation; d’autres essais par les graines issues de notre expérimentation sont souhaitables, car ces dernières peuvent donner des critères de résistance et d’adaptation dans le futur.