Recherche d'une filière alternative fondée sur les circuits courts

Du l’étude “Circuits de distribution des fruits et légumes frais et recherche d’une filière alternative fondée sur les circuits courts. Régions du Nord de la France“, de Tarik Lamzabr, publié à le Centre International d’Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes.

Les principaux résultats, obtenus par l’étude de Tarik Lamzabr, montrent que les circuits courts dans la filière de fruits et légumes frais sont en plein développement et sont ancrés dans toutes les régions du nord de la France.

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De même, l’importance des circuits courts est plus distincte dans les exploitations de petite taille bien qu’ils sont aussi présents dans les moyennes et grandes exploitations.

Les circuits courts sont rentables au niveau financier pour le producteur même s’ils ne sont pas combinés avec les circuits longs. Ainsi, il est possible de monter toute une activité de fruits et légumes frais basée sur les circuits courts. L’enjeu est de déterminer les types de circuits courts les mieux adaptés aux spécificités de chaque exploitation. Les circuits courts et les circuits longs sont des modes de commercialisation complémentaires. Les exploitations doivent combiner entre les deux afin d’assurer leur survie.

La réduction du nombre d’intermédiaires permet d’augmenter la marge du producteur ce qui permet de mieux valoriser son activité. Par exemple, en 2008, le prix de la tomate passe de 1,10 à 1,70 euros HT/kg du stade de production à celui de détail ce qui laisse une marge de manœuvre pour le producteur.

La gestion de la biodiversité à travers la culture de variétés rares ou anciennes du fait que le producteur est en lien continu avec le consommateur ce qui lui permet une adaptation continue de son offre. Ainsi, on constate une évolution du nombre de producteurs de fruits et légumes frais pratiquant l’agriculture biologique. On observe que les circuits courts sont beaucoup plus pratiqués chez les agriculteurs adoptant l’agriculture biologique. Par exemple, en Picardie, la part des exploitations fruitières conventionnelles commercialisant en circuits courts est de 44 % alors qu’elle est de 75 % pour les exploitations bio.

En ce qui concerne l’efficacité énergétique, les produits commercialisés via les circuits courts sont plus économe d’un point de vue énergétique. Par conséquent, les circuits courts sont énergétiquement plus efficaces que les circuits longs. En outre, Les emballages des fruits et légumes frais et ainsi les déchets sont significativement réduits grâce à la réduction de la distance de transport entre les points de production et de distribution.

 


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